Université autogérée autonome critique nomade et sans chauffeur

L'AG du 29 avril à voté la reprise des cours à l'unanimité.
Les Mercredis à 14h.


Communiqué de presse: Une nouvelle Université s’ouvre en Île de France

Inaugurée le 18 février dernier, l’Université Paris 14 a fêté ce mercredi sa troisième semaine d’existence. La région parisienne n’avait pas connu de création d’Université depuis 1971 et la fondation de l’Université Paris 13 à Villetaneuse. La quatorzième Université d’Île de France a été fondée par des universitaires, enseignants, chercheurs et étudiants mobilisés contre les réformes issues de la loi LRU.
Son fonctionnement est simple : les cours sont publics et se tiennent, tous les mercredis à partir de 14h00, sur la ligne 14 du métro parisien. Comme la ligne 14, l’Université n’a ni chauffeur, ni Président, ni instances dirigeantes : elle est autonome, autogérée, critique, nomade et ouverte à tous. C’est un lieu d’élaboration et d’échange gratuit de savoirs.
L’Université Paris 14 est une réponse au démantèlement du système public d’enseignement et de recherche organisé par le gouvernement. Ses principes fondateurs affirment, face aux logiques du mépris et de l’économie-reine, la joie d’apprendre et de rencontrer.
La principale mission de l’Université Paris 14 est de mêler recherche scientifique, action politique et travail poétique. L’Université Paris 14 est jumelée avec l’Université Libre de Guadeloupe. Elle est placée sous le patronage de San Precario.

Quatorze minutes (le film de Paris 14)

Un court-métrage de Fred Arens Grandin
Paris, La Frontière/Université Paris 14, 2009



Autres options de visionnage:
Cliquez ici pour voir le film (format QuickTime . mov)
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Cela prend quelques instants à charger.

Pour diffusion et projection, le film est maintenant disponible en téléchargement HD gratuit.
Cliquez ici (fichier.mov 117 Mo)

mardi 7 juillet 2009

Le 1er juillet. Poèmes de métro, dans le métro.

Séance sous le signe d'une méthode mise au point par Jacques Jouet.

http://www.pol-editeur.fr/catalogue/fichelivre.asp?Clef=5574

« J'écris, de temps à autre, des poèmes de métro. Ce poème en est un.
Voulez-vous savoir ce qu'est un poème de métro ? Admettons que la réponse soit oui. Voici donc ce qu'est un poème de métro.
Un poème de métro est un poème composé dans le métro, pendant le temps d'un parcours.
Un poème de métro compte autant de vers que votre voyage compte de stations moins un.
Le premier vers est composé dans votre tête entre les deux premières stations de votre voyage (en comptant la station de départ).
Il est transcrit sur le papier quand la rame s'arrête à la station deux.
Le deuxième vers est composé dans votre tête entre les stations deux et trois de votre voyage.
Il est transcrit sur le papier quand la rame s'arrête à la station trois. Et ainsi de suite.
Il ne faut pas transcrire quand la rame est en marche.
Il ne faut pas composer quand la rame est arrêtée.
Le dernier vers du poème est transcrit sur le quai de votre dernière station.
Si votre voyage impose un ou plusieurs changements de ligne, le poème comporte deux strophes ou davantage.
Si par malchance la rame s'arrête entre deux stations, c'est toujours un moment délicat de l'écriture d'un poème de métro. »

Une nouvelle séance le mercredi 1er juillet. Pas de cours cette fois-ci. De la poésie, vous l'aurez compris.
L'auteur était présent. Nous commençons par la présentation de la méthode aux contraintes oulipiennes ( voyez plutôt, http://www.oulipo.net/ )

voici quelques poèmes composés dans la rame ce mercredi.

Déconcertés, fanfarons, militants
« je ne savais pas que vous étiez encore mobilisés »
Insistants
« vous voulez écrire? »
Hésitant
« et lire? »
Intriguée Embêtée Curieuse
« On descend à la prochaine »
Ne pas pouvoir s'empêcher d'aller
à la rencontre de.
Comme dans tous les métros la danse de nos yeux
Avec ici et aujourd'hui une facilité à alpaguer
***
S'il suffisait d'une phrase
L'aube déchire le ciel
L'objectif éclaire l'homme
d'une lumière,
L'ambiance lunaire.
***
C'est original
Quatorze comme la ligne de métro
Et si je descends à la prochaine
La fin d'un petit poème
très court
gentil
merci
***
Lumière sombre en mouvement
Un tunnel, un bien triste serpent
De son ventre plein et repus
Un serpent qui ne dit mot consent
***
Arrachées, tes racines,
toutes chargées de profondeurs
égouttent leurs perles de terre
sur le sol à présent hostile...
***
Chère Zazie, je suis aujourd’hui dans le métro ligne 14 tout spécialement monté dans le but de t’écrire
cette ligne, je l’ai choisie parce qu’on n’y fait pas la grève : il n’y a pas de conducteur
non que je sois le moins du monde hostile à la grève, elle n’a qu’un défaut, celui de t’avoir interdit
de découvrir un univers, celui que les poèmes de métro (celui-ci en est un) explorent
celui-ci est fait en présence visible d’un groupe d’étudiants de Paris VII
ou XIV – vers Tolbiac – et quand j’ai dit que j’écrivais à Zazie, on me renvoie dans les dents la chanteuse
branche qui cache l’arbre, éléphante petite fille dans le magasin de porcelaine de la ville de la vie
ces lignes, chère Zazie, je les ai composées pour toi et pour te dire ma gratitude
ta confiance dans le métro fut totale, lieu inversé de l’initiation, précepteur absent
mais ne regrette rien : les romanciers ne font pas la grève. À quand une station zazie ?
***

Pour celui-ci, à vous de déchiffrer.


dimanche 7 juin 2009

L'Univesité Paris 14 associée aux inter-séminaires

En partenariat avec

http://inter-seminaire.org/
http://contre-conference.net/
http://universiteparis8engreve.fr/
http://emancipation.forumactif.com/
http://www.ufr-zero.org/
http://vagueeuropeenne.fr/

les 10 et 11 juin 2009 l'ouverture de cet inter-séminaire se fera autour de la question QU'EST-CE QU'UN MOUVEMENT ?

Introduction et travail prépartoire...

A l'occasion des mouvements de ces dernières années nous avons expérimenté des formes de recherche et de relation au savoir en résistance aux modèles dominants qui tendent à s'imposer. Indépendamment de la réussite ou de l'échec des différentes séquences de lutte passées ou à venir, l'autonomisation de ces pratiques tant par rapport aux pressions économiques que par rapport aux cadres universitaires classiques - ouvrent sur un champ nouveau. S'y est fait jour, grâce au temps de la grève, l'intensité proprement politique du rapport entre la théorie et la pratique.

Nous initions un "inter-séminaire" qui a pour vocation de faire résonner entre elles ces expériences (groupes de réflexion et de recherche ouverts, mises en pratique de l'université expérimentale, séminaires de grève autogérés, etc.) afin qu'elles s'enrichissent mutuellement et qu'elles puissent mettre en commun des réflexions et des réalisations.

Qu’est-ce qu’un mouvement ? ... et qu’est-ce qu’on peut y faire ?

Chaque année ça recommence. Chaque année de nouvelles lois qui représentent toutes les mêmes logiques nous amènent à nous mobiliser. Parfois on contient un peu le flot, parfois on perd sur toute la ligne, souvent même l’application des réformes est reportée (aux vacances...) ce qui reporte aussi le combat, voire le supprime. Face à cela, allons-nous continuer à faire des mouvements de la même manière chaque année - répéter les mêmes gestes, comme si c’était la première fois ?

Les mouvements ne sont pas, comme on voudrait nous le faire croire, des combats apolitiques motivés par un calcul d’intérêt, qui nous mèneraient, après des manœuvres stratégiques et d’habiles négociations, à un profit, dans des situations qui nous concernent en particulier (en tant qu’étudiant, enseignant, travailleur de telle entreprise, etc...). En pensant les choses de cette manière, on reproduit exactement le schéma dominant: celui d’un individu narcissique, isolé, séparé, qui travaille et qui consomme, qui évalue soigneusement ses intérêts « privés » et laisse la politique aux professionnels dont c’est le métier.

Mais il faut vivre un mouvement social pour savoir que tout cela n’est que du discours superficiel. Il faut le vivre pour mesurer à quel point s’y créent des lieux politiques, où se pratique la démocratie, la création, la rencontre, l’enthousiasme. Derrière l’aspect terne des mots d’ordre et des argumentaires, il y a la richesse passionnante d’une expérience collective. Et derrière cette expérience il y a une possibilité politique, une possibilité d’émancipation autrement plus profonde que ce que font les politiciens quand ils accèdent au pouvoir, à savoir essentiellement de la gestion.

Pourtant il semblerait que dans les AGs, les comités de mobilisation, les déclarations publiques, les slogans, une forme de convention s’applique, qui dissuade de parler des vraies raisons pour lesquelles on se mobilise – que ce soit la joie que procure le mouvement en lui-même (son être-ensemble, ses rencontres), ou que ce soient les perspectives qui alimentent ce mouvement, les valeurs qui sous-tendent la contestation de circonstance (et qui peut dire dans la mobilisation en cours que la LRU est sa seule hantise ?).

Certains diront que pour des raisons stratégiques il faudrait masquer tout cet arrière-plan, et le dévoiler peu à peu selon le mûrissement de la situation ; à cela, qui n’est rien d’autre que de la « manipulation », nous opposons la force d’une affirmation sincère. Et nous espérons bien briser ainsi l’enclos stratégique, qui nous dessert plus qu’autre chose, parce qu’il nous empêche de poser les vraies questions : Qu’y a-t-il derrière les décrets, puis derrière la LRU, puis même derrière le processus de Bologne ? Des choses révoltantes, n’y en a-t-il qu’à l’université? Pourquoi est-ce qu’on ne lutte pas, alors, sur d’autres fronts ? Dans quelles perspectives ?

On nous objectera que le mouvement n’est pas un lieu pour tout ça : il y a des partis s’il l’on veut faire de la politique, des syndicats si l’on veut lutter plus largement. Mais tout l’enjeu d’une politique d’émancipation aujourd’hui, consiste à ne pas s’en tenir là. Car le risque y est presque inévitable de précipiter dans le morcellement ce qui dans le mouvement parvenait à tenir ensemble. Tandis que le mouvement est constitué par sa base, et assure par ce biais du commun, les directions des partis et des syndicats trouvent des facilités bien plus grandes à se diviser puisqu’elles sont marquées par les joutes de pouvoir en comité restreint. « Le mouvement », comme l’appellent, sans préciser davantage, ceux qui le vivent au présent, doit primer sur tel ou tel parti ou syndicat, que son nom et son sigle risquent d’étiquetter et d’enfermer dans un sinistre déjà-vu.

La politique est dans les liens, les situations, les pratiques qu’on crée à la base, pas dans l’interminable balancier électoral. Elle est dans l’audace des questions radicales, pas dans la frilosité des aménagements à courte vue.

CE QUE NOUS POUVONS ALORS NOUS DEMANDER DES MAINTENANT, c’est COMMENT NOUS ALLONS CONTINUER LE MOUVEMENT APRES LE MOUVEMENT. Des idées ?

Continuons à nous réunir en comités de mobilisation, même après la fin du mouvement officiel ; s’y engouffreront toutes les questions fondamentales qui jusque là étaient contenues aux marges. Réfléchissons aux actions que, maintenant, nous pouvons faire. Plutôt que de faire le mouvement comme on vit (comme un travailleur-consommateur aliéné), vivons comme on fait un mouvement (dans la rencontre, l’enthousiasme, la réflexion et l’exigence démocratique) !

Nous romprons ainsi l’isolement, nous exploiterons les brèches ouvertes ! Et il nous faut créer ce fil souterrain qui relie entre eux les mouvements et qui alimente chacun de l’expérience des précédents... Maintenir le mouvement, ce sera aussi rendre possible une convergence des luttes sans raccords superficiels par le haut : dans la rencontre et la création de liens concrets avec tous ceux qui luttent, salariés, chômeurs, sans papiers, intermittents, etc...

Les mouvements ne seront pas la répétition illimitée d’une première fois. Et plus même qu’une nuit d’amour, il s’agit de construire une vie d’amour - trouver enfin la durée...

Nous aurions dû continuer ce mouvement depuis le début! Mais ce n’est pas trop tard! Continuons, nous poserons les vraies questions, l’inquiétude changera de camp, il y aura peut-être du nouveau!


Nous vous invitons à l'ouverture de cet inter-séminaire *Mercredi 10 juin 2009 à 15h à l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris - Salle de conférence du Palais des études - 14 rue Bonaparte 75006 Paris M° St Germain-des-Prés* et *Jeudi 11 juin 2009 à 15h à l'Université Paris 8 Saint-Denis - RDV Hall A - 2 rue de la Liberté 93526 Saint-Denis M° Saint-Denis Université* Venez nombreux.




mercredi 20 mai 2009

Programme cours du 20 mai

Cours I- Les universités dans des sociétés de contrôle:

A. Historique: le passage des sociétés disciplinaires aux sociétés de contrôle
B. Logique des sociétés de contrôle
C. Une hypothèse pour expliquer les réformes universitaires actuelles
Conclusion: "Il n'y a pas lieu de craindre ou d'espérer, mais de chercher de nouvelles armes" (Deleuze).

Cours II- Mathématiques et Actualité

Quelques exemples d’implication des mathématiques dans la lecture de faits d’actualité.
1. Les racistes ou la haine de l’égalité.
2. On ne peut pas être parallèle tout seul.
3. Le cercle, une fabrique de liens.
4. Trois ou les non-alignés.
5. Femmes et nombres.


Cours III- Crise des subprimes : accident de parcours du capitalisme financier ou crise structurelle?

1. Formation et éclatement de la bulle
2. Spécificité de la crise
3. Comment en est-on arrivé là ?
4. Crise structurelle : l'équation néo-libérale



Cours IV- L’Economie de la connaissance

1. Comprendre les enjeux du rapport Sciences/Sociétés
2. Socialisation de la recherche VS privatisation des savoirs: un processus paradoxal?
3. Comprendre la nature ou la posséder: le cas du brevetage du vivant!
4. Les alternatives à l’économie de la connaissance: le cas de l’Open Source.
Conclusion: l’Université Paris 14 comme "code source" des universités de demain.

mardi 5 mai 2009

Programme des cours (Mercredi 6 mai, 14h)

Cours I-Une histoire de "l'enseignement supérieur" vu d'Inde
A] Toutes les sociétés humaines ont leurs savants
B] Le rapport maître à élève: gurus et sisyas
C] Nalanda : « la première université au monde »
D] Des universités pour former des "employés"? Le ferment du mouvement indépendantiste en Inde


Cours II- Les universités dans des sociétés de contrôle:
A. Historique: le passage des sociétés disciplinaires aux sociétés de contrôle
B. Logique des sociétés de contrôle
C. Une hypothèse pour expliquer les réformes universitaires actuelles
Conclusion: "Il n'y a pas lieu de craindre ou d'espérer, mais de chercher de nouvelles armes" (Deleuze).


Cours III-L'université de Paris-Vincennes: un rêve fracassé (1969-1979)
A] Contexte : une conquête de 1968
B] Un fonctionnement atypique
C] La vengeance du pouvoir

Cours IV- L’Economie de la connaissance
5. Comprendre les enjeux du rapport Sciences/Sociétés
6. Socialisation de la recherche VS privatisation des savoirs: un processus paradoxal?
7. Comprendre la nature ou la possèder: le cas du brevetage du vivant!
8. Les alternatives à l’économie de la connaissance: le cas de l’Open Source
Conclusion: vers une aproche participative et collaborative de la construction et de la transmission du savoir : la tentative de l’Université Paris 14!

lundi 4 mai 2009

DERNIÈRE MINUTE/ UNIVERSITÉ BLOQUÉE
L'Université Paris 14 est bloquée depuis Jeudi 9 avril après-midi par une minorité d'étudiants liés au groupuscule "Sécurité RATP".
Ceux-ci, visiblement organisés et liés à des éléments extérieurs, ont interrompu les cours et dispersé le matériel pédagogique. Toutes les tentatives de dialogue avec les bloqueurs ont été vaines.

L'ensemble de la communauté enseignante dénonce avec la plus grande fermeté cette entrave à la liberté de travailler, dont les premières victimes sont les étudiants eux-mêmes et l'ensemble des usagers de la ligne 14.
L'Université, qui fêtait ce Jeudi sa huitième semaine de cours, émet solennellement des doutes sur la possibilité de terminer le semestre si l'agitation ne cesse pas rapidement.


Lire le compte-rendu des événements par le journal 20 minutes

Déclaration du contre sommet de Louvain

Voici une première version du texte co-rédigé par des étudiants et des enseignant-chercheurs européens réunis ensemble à Bruxelles, puis à Louvain contre le processus de Bologne. Les membres de l'Université Paris 14 sont fiers d'avoir pu participer à un tel "moment démocratique". Dans ces débats où par-delà les langues, les cultures, les différences d'âge ou de statut, l'échange de parole et le dialogue des vécus étaient possibles (parfois dans la douleur) nous avons eu le sentiment de poser une première pierre à l'université pour laquelle nous luttons...et dont Paris 14 n'est qu'une illustration embryonnaire -parmi d'autres-!

DECLARATION DU CONTRE-SOMMET DE LOUVAIN

lue pour la manifestation de Louvain-la-neuve le 28 avril 2009

jeudi 30 avril 2009, par arnaud

Des étudiants de toute l’Europe se sont réunis à Bruxelles, Leuven, et Louvain-la-neuve pour combattre le processus de Bologne. La réunion des ministres de l’enseignement supérieur et des experts de Bologne, du 27 au 29 avril, a été l’occasion pour les étudiants , enseignants et chercheurs de se réunir pour exprimer leur opposition à ce processus lors du contre-sommet de Louvain, du 25 au 29 avril.

En 1998, avec la déclaration de la Sorbonne, Claude Allègre a initié , avec ses homologues allemands, italien, et anglais, le processus de Bologne, qui organise « le plus grand marché du XXIème siècle »(in Les échos, 8 février 1998). Le processus de Bologne suit de très près les recommandations de puissants lobbies industriels et d’organisations néo-libérales. Les états engagés mettent en place différentes lois, mais toutes ont la même direction. Par exemple les pays engagés dans ce processus permettent à leurs universités d’augmenter leurs frais d’inscription de plusieurs milliers d’euros, et construisent des dispositifs qui permettent l’endettement des étudiants.

L’Europe est en résistance et un mouvement contre ce processus a commencé. Les étudiants participants au contre-sommet ont créé un réseau de résistance internationale et travaillent à une déclaration plus longue, fruit du travail des ateliers du contre-sommet.

Le processus de Bologne est contre une éducation libre, gratuite, et émancipatrice.

Par ailleurs, les experts de Bologne ne représentent personnes et sont une menace pour la démocratie : ils participent à la marchandisation de l’université en même temps que les protestations sont violemment réprimées par les polices, et que le débat public est étouffé.

Nous vous invitons tous à amplifier cette mobilisation et à nous rencontrer à nouveau pour le G8 de l’enseignement supérieur à Turin en mai, et pour le printemps 2010 contre la stratégie de Lisbonne qui organise elle aussi « l’économie de la connaissance ».

mardi 14 avril 2009

Contribution libre de l'Association Française de Sociologie à l'Université Paris 14

Malgré l'occupation, la resistance continue.

Mardi 14 avril 2009 avant 20h:
Départ groupé de la Ronde des sociologues après le cocktail du congrès aux Grands Moulins pour rejoindre la Ronde des ObstinéEs, en contribuant au programme de l'université Paris 14 (lecture d'un texte sur le trajet, à destination des usagers de la ligne 14 du métro)

mercredi 8 avril 2009

Programme des Cours du Jeudi 9 avril 14h

Cours I- L’Economie de la connaissance
1. Comprendre les enjeux du rapport Sciences/Sociétés
2. Socialisation de la recherche VS privatisation des savoirs: un processus paradoxal?
3. Comprendre la nature ou la possèder: le cas du brevetage du vivant!
4. Les alternatives à l’économie de la connaissance: le cas de l’Open Source
Conclusion: vers une aproche participative et collaborative de la construction et de la transmission du savoir : la tentative de l’Université Paris 14!

Cours II Histoire mondiale de la casse des universités
A] La casse autoritaire: le cas Mobutu
B] La casse néo-libérale: le cas Thatcher
C] La synthèse Pécresse-Sarkozy



Cours III Robinson Crusoe, un mythe capitaliste
1. Tout ce que vous connaissez deja et pourquoi vous le connaissez
2. Capital et cannibales

Cours IV- Les sens ou des sens des maths.
Introduction : pourquoi a-t-on peur des maths ?
Les mathématiques sont-elles un langage ?
Depuis quand ? Quel langage ?
La séparation historique entre grammaire et dictionnaire
D'autres conceptions du langage sont possibles : Elles réintègrent la parole, l'action, et le rôle des acteurs
Les mathématiques deviennent convergence de significations partagées

jeudi 2 avril 2009

Paris 14 face à la répression

Paris 14 avait eu les honneurs de l’AFP, de 20 minutes, de Libération, des Inrocks, de la Télé Libre, de Der Spiegel, de la télévision belge flamande et d’un paquet de magazines étudiants.
L’Université attire à présent l’attention de la RATP elle-même, qui a fait tourner à plein régime hier son dispositif de vidéosurveillance pour permettre à ses équipes mobiles de (tenter de) rejoindre notre cours. La chasse a été cocasse : malgré la retransmission en direct de nos cours pendant 1 heure au PC sécurité de Saint Lazare, il a fallu que nous prenions une longue pause-discussion sur les quais pour qu’une équipe de contrôle parvienne à nous trouver.
L’échange a vite été aussi sympathique qu’avec les passagers du métro, mais malgré la fraternisation, nous avons été sommé de cesser de distribuer nos polycopiés et plans de cours. « Interdit de distribuer des tracts », seuls les journaux publicitaires sont autorisés. Il est par contre parfaitement possible, cela a été confirmé par l’équipe de contrôle, de « parler » dans le métro.
L’Université Paris 14 prend acte de l’intérêt manifesté par la RATP et la police nationale pour ses cours. Elle poursuivra ses activités de maintien de l’ordre public par l’enseignement et la recherche. Elle reprendra la distribution de tracts après la faillite (imminente selon plusieurs sources) des journaux publicitaires qui ont pour l’instant l’exclusivité des poubelles du métro. Elle se réjouit de voir se joindre aux mouvements en cours de plus en plus de policiers et de contrôleurs, tous exténués par les exigences de la bibliométrie appliquée aux contraventions, aux plaintes et aux peines.

mardi 31 mars 2009

Programme des Cours ( Mercredi 1 avril, 14h)
Ceux qui souhaitent venir peuvent nous écrire ici.

Cours I- L'université Paris 14, une initiative dans un contexte:
1:La démocratie dépolitisée :
-le "métier" de président de la république
-les flash-mobilisation
-le temps du politique
2:"l'idée européenne d'université" aujourd'hui :
-l'idéal républicain ou l'illusion du mérite
-la volonté démocratique

Cours II-Les réformes des systèmes d’enseignements supérieur anglo-saxons
au cours des années 1980 :
I) Le non interventionnisme des États-Unis
II) La politique Thatcher au Royaume-Uni
III) Les objectifs mercantilistes de l'Australie

Cours III L’Economie de la connaissance
1. Comprendre les enjeux du rapport Sciences/Sociétés
2. Socialisation de la recherche VS privatisation des savoirs: un processus paradoxal?
3. Comprendre la nature ou la possèder: le cas du brevetage du vivant!
4. Les alternatives à l’économie de la connaissance: le cas de l’Open Source
Conclusion: vers une aproche participative et collaborative de la construction et de la transmission du savoir : la tentative de l’Université Paris 14!

Cours IV- Les sens ou des sens des maths.
Introduction : pourquoi a-t-on peur des maths ?
Les mathématiques sont-elles un langage ?
Depuis quand ? Quel langage ?
La séparation historique entre grammaire et dictionnaire
D'autres conceptions du langage sont possibles : Elles réintègrent la parole, l'action, et le rôle des acteurs
Les mathématiques deviennent convergence de significations partagées

mercredi 25 mars 2009

En attendant, un petit film de nos cours (il arrive, il arrive), F. Gabarron (qui a participé aux cours d'aujourd'hui) sur le lien entre réforme de l'université et l'avenir de la psychiatrie/psychologie clinique:




Quelques images de l'Université du Futur vue de la manif du 24 mars:


plus ici

http://www.zyada.org/phpBB2/viewtopic.php?t=642

mardi 24 mars 2009

Programme des cours (Mercredi 25 mars, 14h)
Ceux qui souhaitent venir peuvent nous écrire ici.

Cours I- L'université Paris 14, une initiative dans un contexte:
1:La démocratie dépolitisée :
-le "métier" de président de la république
-les flash-mobilisation
-le temps du politique
2:"l'idée européenne d'université" aujourd'hui :
-l'idéal républicain ou l'illusion du mérite
-la volonté démocratique

Cours II- L’Economie de la connaissance

1. Comprendre les enjeux du rapport Sciences/Sociétés
2. Socialisation de la recherche VS privatisation des savoirs: un processus paradoxal?
3. Comprendre la nature ou la possèder: le cas du brevetage du vivant!
4. Les alternatives à l’économie de la connaissance: le cas de l’Open Source
Conclusion: vers une aproche participative et collaborative de la construction et de la transmission du savoir : la tentative de l’Université Paris 14!

Cours III- La crise et l'ordre marchand
1.Schismes et scissions
2.Effet de l’ordre marchand
3.L’ordre marchand, origine historique et batailles
4.Temps moderne, nouveau pouvoir, nouvelle crise avec l’ordre marchand ?
Conclusion

Cours IV- Les sens ou des sens des maths.
Introduction : pourquoi a-t-on peur des maths ?
Les mathématiques sont-elles un langage ?
Depuis quand ? Quel langage ?
La séparation historique entre grammaire et dictionnaire
D'autres conceptions du langage sont possibles : Elles réintègrent la parole, l'action, et le rôle des acteurs
Les mathématiques deviennent convergence de significations partagées

Cours V- Une histoire de "l'enseignement supérieur" en Inde
A] Le désir de savoir fait partie des sociétés humaines
B] Le rapport guru/sisya : un enseignement pour l'élite ?
C] Nalanda : « la première université au monde » : pourquoi le besoin d'une institution pour le savoir ?
D] Hindu College : une université pour employés ou une université révoltée ?

Cours VI- L'université de Paris-Vincennes: un rêve fracassé (1969-1979)
A] Contexte : une conquête de 1968
B] Un fonctionnement atypique
C] La vengeance du pouvoir

Question et interruptions à tout momment

samedi 21 mars 2009

Défilé du 24 mars

Vu sur le blog de Sylestre Huet (http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/03/universit-et-re.html):
Pour la manifestation du 24 mars, l'INALCO prépare une initiative originale : le défilé de l’université du futur. «Le Président-roi, sa couronne, son sceptre, son manteau d’hermine et ses grandes bottes ; autour de lui circulera son équipe personnelle de Cireurs de bottes, armés de grands balais-brosses : personnel administratif et enseignant, titulaires ou précaires, mais tous soucieux de bien voir se dérouler leur carrière et de toucher de belles primes ! Puis défileront les Enseignants (qui, hélas, ne seront plus chercheurs, à part peut-être pour quelques Favoris du Président-roi, ex-Cireurs de bottes triés sur le volet !) avec des panneaux indiquant l’intitulé de leurs cours et les sponsors privés qu’ils auront trouvé pour les financer : LE COURS DE CIVILISATION BIRMANE VOUS EST OFFERT PAR TOTAL ! LE COURS D’HISTOIRE DE L’ISLAM VOUS EST OFFERT PAR ARAMCO – Compagnie Saoudienne des Pétroles ! LES LANGUES INDIENNES VOUS SONT OFFERTES PAR LA COMPAGNIE UNION CARBIDE DE BHOPAL LE MASTER DE LANGUE CHINOISE « NEGOCIATION DES CONTRATS » VOUS EST OFFERT PAR LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE D’ILE DE FRANCE"
Derrière eux sera suspendue la Guirlande des précaires : tous les emplois précaires de l’Université, du Biatos enchaînant son 31e CDD (c’est du vécu) aux Chargés de cours officiant dans cinq universités différentes. Enfin, vous verrez défiler la chair à canon négligeable de l’Université : les étudiants, enchaînés par les prêts personnels contractés pour payer les frais d’inscription après vote du dernier projet de loi UMP, et fouettés par un banquier sympathique. Futuriste ? Pas du tout, réaliste au contraire !»

mardi 17 mars 2009

Programme des cours (Mercredi 18 mars, 14h)

Cours I- L'université Paris 14, une initiative dans un contexte:

1:La démocratie dépolitisée :
-le "métier" de président de la république
-les flash-mobilisation
-le temps du politique

2:"l'idée européenne d'université" aujourd'hui :
-l'idéal républicain ou l'illusion du mérite
-la volonté démocratique

Cours II- L’Economie de la connaissance

Comprendre les enjeux du rapport Sciences/Sociétés
• Socialisation de la recherche VS privatisation des savoirs: un processus paradoxal?
• Comprendre la nature ou la possèder: le cas du brevetage du vivant!
• Les alternatives à l’économie de la connaissance: le cas de l’Open Source
Conclusion: vers une aproche participative et collaborative de la construction et de la transmission du savoir : la tentative de l’Université Paris 14!



Cours III- La crise et l'ordre marchand

1.Schismes et scissions
2.Effet de l’ordre marchand
3.L’ordre marchand, origine historique et batailles
3.1.L’origine historique de l’ordre marchand
3.1.1.Puissance de l’économie et économie des puissants
3.2.Le temps de Dieu, la bataille des clochers
3.2.1.La protection du marchand et usure du temps
3.2.2.Apprivoisement du temps, réification de son objet.
3.2.2.1.Construction de l’objet du pouvoir
3.2.2.2.Acceptation du fait accompli

3.3.Dernier retranchement, la protection de l’enseignement 4.Temps moderne, nouveau pouvoir, nouvelle crise avec l’ordre marchand ?
Conclusion

Cours IV- Les sens ou des sens des maths.

Introduction : pourquoi a-t-on peur des maths ?
Les mathématiques sont-elles un langage ?
Depuis quand ?
Quel langage ?
La séparation historique entre grammaire et dictionnaire
D'autres conceptions du langage sont possibles
Elles réintègrent la parole, l'action, et le rôle des acteurs
Les mathématiques deviennent convergence de significations partagées


Cours V- Kant et l'éducation: les conditions de l'autonomie.

A] Pour une autonomie de l'être humain
B] L'indépendance institutionnelle vis-à-vis du pouvoir
C] Un progrès ni linéaire ni nécessaire


Cours VI Histoire mondiale de la casse des universités

A] La casse autoritaire: le cas Mobutu
B] La casse néo-libérale: le cas Thatcher
C] La synthèse Pécresse-Sarkozy


Cours VII- L'université de Paris-Vincennes: un rêve fracassé (1969-1979)

A] Contexte : une conquête de 1968
B] Un fonctionnement atypique
C] La vengeance du pouvoir



Questions et interruptions à tout moment

lundi 16 mars 2009

Tour du monde des universités en ruines

Complément illustré à l'histoire mondiale de la casse des universités


Wolverhampton University, Walsall Campus, Royaume Uni, 2008
(c) Marc Cox

University of Michigan, Ann Arbor, USA, 2006
(cc) Phil Dokas


Kent State University, USA, 2009
(c) bpdphotography

Cleveland State University, USA, 2008.
(c) Tim Kiser



Portland State University, Oregon, USA, 2007.
(c) Aaroncity



Architecture Faculty, Delft University of Technology, Pays Bas, 2008.
(c) Ono de Wit



University de Leipzig, Allemagne, 2008


Psalter Lane Art College, Sheffield Hallam University, Royaume Uni, 2008
(c) Dan Sumption



University of Minnesota, USA, 2008
(c) Justin Evidon


Méthodologie (étude de cas de l'East Anglia University)

dimanche 15 mars 2009

L'Université Paris 14 hors la rame !

L'Université Paris 14 rejoint demain Lundi le mouvement de cours alternatifs et de "fac off" qui se multiplient dans les Universités françaises. Pour la première fois de son histoire, l'Université se tiendra donc "hors la rame", loin des sentiers battus de la ligne 14. L'occasion pour les universitaires de Paris 14 de s'ouvrir et de rencontrer un public différent, qui ne partage pas forcément les codes habituels des cours confinés au métro.
Un enseignant-chercheur de l'Université interviendra donc lors de la rencontre-débat sur “LES LIEUX DE L’UNIVERSITÉ PARISIENNE", ce 16 mars à 14h à l'Université Paris 7, Immeuble Montréal, Dalle des Olympiades, à la hauteur du 101-103 rue de Tolbiac, 75013 Paris- Salle 30 rez de dalle.
Venez nombreux pour cet évènement.

mercredi 25 février 2009

L'Université Paris 14 dans les journaux

L'inauguration de l'Université a retenu l'attention de la presse nationale:

Libération (Sylvestre Huet) relaie l'information

Ici, la photo c'est nous (mais le Modem c'est pas nous)

Ci dessous, la photo c'est encore nous (et c'est toujours sans trucage):

mardi 24 février 2009

Programme des cours (Mercredi 4 mars, 14h)

Cours I- Une histoire de "l'enseignement supérieur" vu d'Inde

A] Toutes les sociétés humaines ont leurs savants
B] Le rapport maître à élève: gurus et sisyas
C] Nalanda : « la première université au monde »

D] Des universités pour former des "employés"? Le ferment du mouvement indépendantiste en Inde


Cours II- Histoire mondiale de la casse des universités

A] La casse autoritaire: le cas Mobutu
B] La casse néo-libérale: le cas Thatcher
C] La synthèse Pécresse-Sarkozy


Cours III- L'université de Paris-Vincennes: un rêve fracassé (1969-1979)

A] Contexte : une conquête de 1968
B] Un fonctionnement atypique
C] La vengeance du pouvoir


Cours IV- Kant et l'éducation: les conditions de l'autonomie.

A] Pour une autonomie de l'être humain
B] L'indépendance institutionnelle vis-à-vis du pouvoir
C] Un progrès ni linéaire ni nécessaire


Cours V- L'universitaire parmi ses pairs: affranchi ou prisonnier

A] De l'intérêt de l'indépendance des universitaires
B] De l'indépendance à l'entre-soi: les risques du jugement par les pairs
C] Propositions et contre-propositions pour une autre université

Questions et interruptions à tout moment

Extrait de la leçon inaugurale

Nous sommes des étudiants et enseignants-chercheurs d'une toute nouvelle institution: l'Université Paris 14. Nomade, sans président ni conseil d'administration, avec des rames de métro pour salles de cours, ce centre du savoir-mouvant a le faste des universités de demain...ou du moins de celles que les réformes en cours voudraient nous construire. Mais, comme le dit le proverbe, l'habit ne fait pas le moine, et le savoir n'a pas plus d'éclat dans les amphitéâtres de La Sorbonne que sous les néons de la ligne 14.

L'université est une très très vieille dame...peut-être cela incite-t-il certains haut-personnages (à quelle aune mesurer leur hauteur?) à vouloir la pousser un peu vite dans les orties. D'aucuns font remonter sa naissance au 23éme siècle avant J-C, en Chine, dans la période Yu, bien avant les établissements occidentaux de Bologne, Grenade, Paris ou Caen qu'on considère souvent abusivement en Occident comme les premiers du genre. L'université est une construction des peuples et des siècles, elle se nourrit du savoir passé et prépare celui des génération futures. En cela, il n'appartient à aucun gouvernement et à aucune conjoncture de décider de son destin; toute réforme doit nécessairement s'inscrire dans le temps long de la construction et de la transmission de la connaissance.

Aujourd'hui, les réformes lancées dans toute l'Europe par le processus de Bologne mettent en danger la pérennité de cette institution. Voulant mettre en compétition les universités européennes et permettre une adaptation de ce qui est appelé l'offre de connaissance à la demande, ce processus de réforme met en danger des filières a priori économiquement non-rentables de la connaissance comme les lettres, les sciences fondamentales, humaines, les arts, etc...! Ce processus s'est illustré en France par une loi: la LRU (Loi Relative aux libertés et responsabilités des Universités)! Voté au beau milieu de l'été 2007, cette loi prévoit la mise en concurrence des individus, le remaniement de la composition du CA au profit des personnalités extérieures et le renforcement massif des pouvoirs du Président de l'Université, qui pourra désormais entre autre attribué des primes et mettre son veto aux affectations de nouveaux personnels et enseignants.

Mais ce n'était là qu'un premier pas! Par la modification du décret régissant le statut des enseignants-chercheurs, le gouvernement cherche à instaurer une nouvelle logique dans l'administration de l'enseignement supérieur:
1) Gestion punitive de la charge de cours
2) Prévalence concurrence/coopération au sein des équipes de recherche
3) Pouvoir accru des présidents d'universités

A cela il conviendrait d'ajouter la réforme en cours dite de mastérisation des concours de l'Education Nationale, dont les principales conséquences sont:
1) une moins bonne qualité de la formation pratique des futurs enseignants
2) un allongement de la durée des études non-financées

L'enjeu pour le gouvernement est clair: faire de l'université une entreprise du savoir!

Nous refusons cette vision de l'enseignement supérieur et à la trinité mercantile que nous proposent ces réformes: compétitivité, rentabilité, concurrence, nous opposons la notre: gratuité, collégiallité, désintéressement.

Mais mieux que ces slogans, nous vous proposons de nous rejoindre sur notre lieu de travail: la ligne 14 du métro de paris. Peut-être trouverez-vous dans les « séminaires nomades » qu'organise notre collectif un écho à vos préoccupations sur la connaissance, ses origines, son « utilité », ses modes de transmission et d'évaluation?